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Avant, on cherchait un métier, aujourd'hui, on cherche sa voie…
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On a vraiment l’impression qu’aujourd’hui, les jeunes ont bien plus de mal qu’avant à choisir un métier. Probablement… Mais pourquoi ?

Certains diront : « Avant, il fallait manger, gagner un salaire pour pouvoir subvenir aux besoins, on n’avait pas trop le choix, on prenait ce qui venait« … Ahhh ? Et aujourd’hui c’est pas le cas ? Il ne passe pas un jour sans qu’on entende parler de crise économique, de niveau de vie, de pouvoir d’achat… Donc, ce n’est pas uniquement pour cela.

Alors pourquoi un tel écart entre avant et aujourd’hui ?

Cela peut s’expliquer par le plus grand choix qui se présente devant soi. Aujourd’hui, il y a bien plus de métiers qu’avant et en conséquence, bien plus d’études différentes. C’est bien plus facile de choisir une glace entre « chocolat, vanille ou fraise » qu’entre « chocolat, fraise, menthe, pistache, citron, passion, cassis, rhum-raisin… » !

Mais cela peut surtout s’expliquer par une différence marquante entre les deux époques : la recherche de sens. On entend de plus en plus parler de Génération Y. Surtout dans le monde de l’entreprise, des consultants ou des écoles de management, mais on en parle beaucoup moins dans les facs par exemple.

« GenY » : Qui sont-ils ? et en faites-vous parti ?

La plupart des sociologues s’entendent pour dire que théoriquement, la Génération Y concerne les individus âgés entre 17 et 33 ans. Dans les faits, on ne peut pas vraiment mettre de limite d’âge. Il y a beaucoup de clichés justifiés ou non les concernant. Par exemple : ils sont zappeurs, impatients, ne reconnaissent pas l’autorité, etc. On ne peut pas généraliser ces stéréotypes, je suis bien d’accord. Par contre, ce qu’on ne pourra pas nier, c’est bien la recherche de sens dans ce qu’ils font, ce qu’ils deviennent. En anglais, Y se prononce phonétiquement « why« , qui signifie « pourquoi« . Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de dire aux jeunes « quoi faire », mais « pourquoi le faire ». Ils ont besoin de connaître les raisons de leurs actions. Ils souhaitent concilier emploi et réalisation de soi, recherchent satisfaction et épanouissement au quotidien, faire un job qui leur ressemble.

Avant, typiquement, les élèves « brillants » à l’école avaient de bonnes notes, réussissaient, avaient un bon travail. Aujourd’hui même un élève « brillant » peut rentrer à la maison avec un bulletin de notes catastrophique parce qu’il n’est pas motivé à travailler, n’a pas de but et ne comprend pas pourquoi il faut bien travailler à l’école. Idem pour les salariés « compétents » qui ne s’investissent plus dans leur travail. Ces questionnements qui caractérisent les « WHYers » commencent à toucher la génération précédente, la génération X. Un nombre croissant de 35-40 ans et plus se reconvertissent professionnellement pour faire un métier qui leur plaît vraiment ! D’autres aiment leur job, mais sont prêts à quitter leur entreprise pour en rejoindre une autre dont les valeurs et les objectifs ont davantage de sens pour eux.

Donc, même si aujourd’hui vous vous dîtes qu’il faut à tout prix trouver un travail (et c’est normal), ne vous étonnez pas qu’à un moment donné, vous allez sérieusement vous demander pourquoi vous faîtes ce travail.

Avant, on cherchait un métier, aujourd’hui, on cherche sa voie…

 

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About author

Lydia Levant-Bol

Psy du Travail et Docteure en Psychologie Sociale, j'aide les gens à trouver ce pour quoi ils sont faits, et comment le faire, aussi bien de façon individuelle (identité professionnelle, développement du potentiel,…) que collective (entreprise, association,…).

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